sam_the_catSam the Cat

de Matthew Klam

10/18 - 253 pages

Quatrième de couverture
Un séducteur insatiable soudain attiré par un garçon, un jeune couple qui se dispute autour de la cuisson d’un poulet, un homme et une femme qui cherchent à réchauffer leur relation au soleil des Caraïbes… L’amour, le désir et leurs incertitudes sont au coeur des nouvelles de Matthew Klam. Toujours écrites du point de vue masculin, ces histoires mettent en scène des personnages désorientés face aux illusions qu’il faut bien finir par abandonner et aux questions qu’il faut enfin se poser. Avec son humour à froid implacable et son sens aigu du détail qui fait mouche, Matthew Klam s’affirme comme l’une des étoiles montantes de la littérature américaine.

Mon avis
J’avais acheté ce livre pour le titre et la couverture (2 mecs ça change un peu). J’attendais donc de l’auteur des qualité félines : un peu de souplesse, de la finesse, une pointe de délicatesse doublées d’une bonne dose férocité, de griffes acérées (à défaut d’une plume) et d’un soupçon de subversion le tout enrobé d’une nonchalance feinte pour mieux piéger le lecteur.  Vous devinez la suite ? Je n’ai rien trouvé de tout cela dans ce recueil de nouvelles. « L’amour, le désir et leurs incertitudes sont au cœur des nouvelles » selon l’éditeur. En fait c’est surtout l’obsession du « cul » qui motive les personnages… et la seule « question qu’il faut enfin se poser » pour eux semble être « quand vais-je pouvoir baiser ?».  On est bien loin de la subtilité d’un chat. Les personnages sont pathétiques quand ils ne sont pas antipathiques et finir le recueil est un vrai défi. Quant à « l’humour à froid implacable » de l’auteur je le cherche encore. Le « sens aigu du détail » a du mal à surnager entre les nombreuses ellipses qui nuisent à la bonne compréhension de l’histoire. Une nouvelle se doit être courte et incisive tout en restant intelligible. Bref j’aurais presque envie de conseiller à « l’une des étoiles montantes de la littérature américaine » de relire des classiques Mark Twain, Henry James, Fitzgerald, Hemingway, Faulkner ou  Steinbeck qui excellent dans le genre difficile de la nouvelle.

L’avis de Mathieu